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La rentrée freelance, c'est le vrai 1er janvier des indépendants 🍂

La rentrée freelance, c'est le vrai 1er janvier des indépendants 🍂

Il reste une semaine avant septembre et quelque chose a déjà commencé à bouger. Les réponses arrivent plus vite. Un devis parti le 10 juillet ressort tout seul de la corbeille. Un client qu'on croyait évaporé envoie trois lignes pour demander si on est disponible « à la rentrée ». La rentrée freelance ne se décrète pas dans un agenda : elle se remarque, à de tout petits signes, généralement autour du 20 août. Et à bien y regarder, elle ressemble beaucoup plus à un jour de l'An que le 1er janvier lui-même — avec un avantage que janvier n'aura jamais.

Pourquoi la rentrée freelance ressemble tellement à un 1er janvier

Officiellement, notre année professionnelle commence le 1er janvier. Dans les faits, elle est calée sur le calendrier scolaire, et cela n'a rien à voir avec le fait d'avoir des enfants ou non. Nos clients ferment en même temps, reviennent en même temps, reprennent leurs décisions en même temps. Juillet se termine sur une série de « on en reparle en septembre », et août tient une promesse simple : personne ne vous demandera rien.

Résultat : le seul moment de l'année où toute une profession redémarre au même instant, ce n'est pas le 2 janvier, c'est le premier lundi de septembre. Et cette synchronisation change tout. Un lundi de janvier, on rouvre son ordinateur seul, avec une liste de résolutions et personne en face. Un lundi de septembre, on rouvre son ordinateur et il y a du monde derrière la porte.

Il y a aussi ce détail auquel on ne peut rien : vingt ou trente ans après avoir quitté l'école, la fin août garde une odeur de cahier neuf. C'est irrationnel, c'est daté, et ça fonctionne toujours. Autant s'en servir.

Reprendre son activité après les vacances : l'avantage caché de septembre

Le 1er janvier, on décide seul. En septembre, le monde décide avec nous. C'est là toute la différence.

Une bonne résolution de janvier ne tient que sur de la volonté : rien, dans le réel, ne vient l'aider. Une décision de rentrée, elle, est portée par des événements qui se produisent de toute façon — les équipes reviennent, les budgets du dernier trimestre se débloquent, les projets mis en pause en juillet redeviennent urgents, et les dossiers reportés « après l'été » arrivent enfin à échéance. On n'a pas besoin d'être particulièrement discipliné : il suffit d'être là au bon moment.

Et si vous avez travaillé tout le mois d'août, cette rentrée vous appartient aussi. Beaucoup d'indépendants ont passé ces trois semaines à rattraper, à ranger, à avancer sur ce qui ne se facture pas. Ça compte, et ça n'annule pas le droit à la page blanche. D'ailleurs, décrocher n'a jamais vraiment été une question de dates posées : comme on l'écrivait à propos de la manière de partir en congés sans perdre ses clients (https://moze.fr/blog/vacances-d-e-te-et-micro-entreprise-comment-de-crocher-sans-perdre-ses-clients), tout se joue plutôt sur l'anticipation et sur le niveau de déconnexion que l'on choisit.

Les rituels de rentrée des indépendants 📒

Chacun a les siens, et ils sont souvent plus attachants qu'efficaces. Ce n'est pas un problème : c'est le principe.

Il y a le carnet neuf, acheté avec le sérieux d'un investissement stratégique, et dont les six premières pages seront magnifiques. Il y a le grand rangement du bureau, qui commence par le tri de quarante onglets ouverts depuis juin et se termine par une heure passée à choisir un nouveau fond d'écran. Il y a le portfolio qu'on met enfin à jour avec les projets livrés au printemps, que personne n'a jamais vus. Il y a la relecture de ses tarifs, stylo à la main, en se promettant que cette fois on y touchera pour de bon. Et il y a le café du premier lundi, pris ailleurs que dans sa cuisine, juste pour marquer le coup.

Puis il y a le rituel le moins photogénique de tous, et de très loin le plus rentable : écrire cinq messages. Pas une campagne, pas une newsletter — cinq messages à cinq personnes qui vous connaissent déjà, envoyés dans la même matinée. En septembre, ils tombent au moment exact où les budgets se rouvrent et où les projets reprennent. C'est d'ailleurs pour cette raison que relancer ses anciens clients reste la prospection la plus rentable et la plus négligée (https://moze.fr/blog/relancer-ses-anciens-clients-la-prospection-la-plus-rentable-et-la-plus-ne-glige) : la confiance est déjà là, il n'y a rien à démontrer, et la réponse arrive souvent en quarante-huit heures.

Un détail mérite d'être précisé si l'un de ces cinq messages vous démange de le passer par téléphone plutôt que par écrit : depuis le 11 août, appeler un particulier à des fins commerciales sans son accord préalable est interdit (https://moze.fr/blog/prospection-telephonique-depuis-le-11-aout-appeler-un-particulier-sans-son-accor). Un message écrit à quelqu'un qui vous connaît déjà reste, de loin, le moyen le plus simple et le plus sûr de reprendre contact.

Et si la méthode fonctionne un peu trop bien, tant mieux : ce n'est pas un problème à subir en silence. Comme on le racontait à propos de Camille, graphiste débordée dès la rentrée précédente (https://moze.fr/blog/trop-de-demandes-pas-assez-de-temps-transformez-vos-refus-en-revenus-gra-ce-a-l), une demande qu'on ne peut pas honorer se transforme facilement en revenu dès qu'elle est transmise à un pair du réseau plutôt que refusée sèchement.

Une résolution de septembre tient mieux qu'une résolution de janvier

À une condition : n'en prendre qu'une. C'est peut-être la seule règle utile de cet article. La rentrée est enthousiasmante, elle donne envie de tout reprendre en main d'un coup, et c'est exactement comme cela qu'on se retrouve fin octobre avec douze chantiers ouverts et aucun terminé.

Une seule décision, formulée petit. Pas « je m'organise mieux » mais « je bloque le vendredi après-midi pour l'administratif ». Pas « je prospecte » mais « cinq messages tous les lundis matin ». L'horizon de septembre est court, et c'est sa force : il ne reste que quatre mois avant décembre, ce qui est juste assez pour voir un résultat et pas assez pour se raconter des histoires.

Et quand ça marche, notez-le quelque part. Ces réussites-là passent inaperçues faute de témoin, et on en avait fait l'inventaire à propos des petites victoires de freelance que personne ne fête (https://moze.fr/blog/les-petites-victoires-de-freelance-que-personne-ne-fete-et-qu-il-faudrait-feter). Une rentrée réussie en fabrique beaucoup, à condition de les regarder passer.

Et si la rentrée se fêtait à plusieurs ?

C'est le seul point sur lequel les indépendants sont un peu perdants au moment de la reprise : personne n'organise le café de rentrée. Il n'y a pas de couloir où raconter son mois d'août, pas de collègue pour dire « moi aussi j'ai un mal fou à m'y remettre » — et cette phrase-là fait pourtant un bien considérable. On en parlait déjà à propos de la question de s'entourer quand on est freelance (https://moze.fr/blog/vos-collegues-existent-ils-sont-juste-ailleurs-s-entourer-quand-on-est-freelance) : les collègues existent, ils ne se sont juste jamais présentés comme tels.

C'est exactement à cela que sert la mise en réseau de Moze Connect : sur Moze Place, la reprise se raconte, se compare et s'entraide. On y voit qui redémarre fort, qui a un trou dans son planning de septembre, qui cherche une compétence qu'il n'a pas. Et comme la rentrée arrive rarement en dose homogène, deux fonctions prennent tout leur sens à cette période : l'apport d'affaires, pour transmettre à un pair du réseau une demande qu'on ne peut pas honorer plutôt que de la laisser mourir dans sa boîte mail, et la facturation collaborative, pour se faire remplacer sur une mission sans laisser tomber le client.

Le reste administratif peut tourner pendant que vous rattrapez le mois d'août, mais deux échéances retombent juste après la rentrée et valent la peine d'être calées dès maintenant. La facturation électronique devient obligatoire en réception pour tous les assujettis à la TVA dès le 1er septembre (https://moze.fr/blog/facturation-e-lectronique-ce-que-les-inde-pendants-et-micro-entrepreneurs-doiven), avec quatre nouvelles mentions à vérifier sur vos factures avant cette date (https://moze.fr/blog/mentions-obligatoires-sur-une-facture-les-quatre-nouveautes-a-connaitre-avant-le) — et si l'été a été généreux en chiffre d'affaires, un rapide coup d'œil aux seuils de TVA ne fait jamais de mal (https://moze.fr/blog/tva-en-micro-entreprise-le-pie-ge-du-de-passement-de-seuil-a-ne-pas-sous-estimer).

Dans Moze Connect, les factures et le livre de comptes se tiennent au fil de l'eau, les alertes de seuils de TVA veillent à votre place, la préparation des déclarations Urssaf suit, et le format Factur-X est prêt pour l'échéance du 1er septembre. Autre rendez-vous à noter avant le 30 septembre : la décision, ou non, d'opter pour le versement libératoire (https://moze.fr/blog/versement-liberatoire-la-decision-fiscale-a-prendre-avant-le-30-septembre). Pour le détail des formules, tout est sur moze.fr.

Bonne rentrée. Et s'il ne faut retenir qu'une chose de ce lundi : cinq messages, ce matin.